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OCM vin : Un plan jugé inacceptable.


Le ministre de l'Agriculture juge inacceptable le projet de réforme vin, «d'autant qu'il s'appuie sur une analyse partiellement erronée du marché, conduisant à des propositions mal adaptées ». Il conteste la suppression de la distillation mais aussi la libéralisation des droits de plantation, « une erreur majeure alors que le marché souffre déjà d'une surproduction européenne et mondiale ».

Quant à Dominique de Villepin, il entend modifier les points inacceptables du projet de réforme, en particulier l'arrachage massif de milliers d'hectares de vignes ou à la réduction du budget de l'organisation commune du marché du vin.

Les organisations professionnelles de la viticulture en France rejettent, pour la plupart, le projet, notamment le plan d'arrachage. A Bordeaux, le président du conseil interprofessionnel, Christian Delpeuch estime qu'on ne doit pas traiter toutes les régions viticoles de la même façon. « Il ne faut surtout pas détruire les outils qui fonctionnent bien aujourd'hui », poursuit-il, rappelant que Bordeaux a pris ses responsabilités en terme d'arrachage avec l'adoption, en 2005, d'un « plan Bordeaux » de soutien aux viticulteurs face à la crise.

Vignerons indépendants : le projet va dans le bon sens

Même rejet en Bourgogne, où l'on « refusera d'arracher au nom d'une solidarité », prévient Bertrand Devillard, du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB). Les responsables de la viticulture en Languedoc-Roussillon qualifient le projet d'« irrecevable ». « Ici, on arrache et nos concurrents replantent, ça ne va pas », estime Denis Verdier, président national des vignerons coopérateurs.

Seuls, les Vignerons indépendants de France, par la voix de Jean-Marie Fabre, du Languedoc-roussillon, estiment que le projet « va dans le bon sens, celui de la réforme et de la compétitivité ». « D'accord avec l'arrachage, mais sur un laps de temps ciblé et très court (2 ans par exemple) avec un effet levier fort de la prime ».

M. Fabre se félicite du maintien d'une organisation commune de marché (OCM) spécifique au vin, et de l'adoption de « la subsidiarité » (enveloppe déléguée à chaque Etat). Il est en revanche défavorable à l'utilisation de moûts étrangers. En Alsace, le président de l'Interprofession (Civa) se félicite de la mise en place de moyens pour promouvoir les vins à l'étranger.
Source : AFP - Le 23/06/2006.

Mots clés : Organisation commune des marchés (OCM) vitivinicoles, viticulture européenne, crise, surproduction
 
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