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Primeurs du Beaujolais 2026 : le compte à rebours a sonné
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Actualité 3 min de lecture

Primeurs du Beaujolais 2026 : le compte à rebours a sonné

AuteurL'équipe Vin-Web
Publié le27 octobre 2026
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À dix-neuf jours du troisième jeudi de novembre, les caves du Beaujolais vibrent au rythme des dernières cuves. Le millésime 2026, discret mais fringant, s'apprête à faire parler de lui.

Le calendrier ne ment pas : dans à peine trois semaines, le jeudi 19 novembre, les bouchons sauteront aux quatre coins de l'Hexagone et bien au-delà. Le Beaujolais Nouveau 2026 arrive, et dans les chais de Villié-Morgon, Fleurie ou Saint-Amour, l'ambiance oscille entre fébrilité contenue et sourires entendus. Après une récolte parmi les plus modestes des dernières décennies, chaque hectolitre compte double.

Un millésime façonné par la rareté

Les vignerons du Beaujolais le reconnaissent volontiers : 2026 restera comme une année de patience. Les gelées tardives d'avril, suivies d'un été capricieux alternant canicules brèves et orages de grêle localisés, ont allégé les rendements de manière spectaculaire sur certaines parcelles. Mais la nature a le sens de la compensation : les baies de gamay rentrées en septembre affichent une concentration aromatique remarquable, avec des degrés contenus et une acidité préservée.

« On a vendangé moins, mais on a vendangé bien », résume un vinificateur de la cave coopérative de Bully. La macération carbonique, signature du Beaujolais primeur, promet cette année des vins au nez éclatant de petits fruits rouges, moins marqués par les notes de banane qui ont longtemps caricaturé l'appellation.

Les caveaux se préparent à l'assaut

Partout dans le vignoble, les domaines fourbissent leurs armes œnotouristiques. À Beaujeu, capitale historique de la région, les traditionnelles Sarmentelles se préparent avec leur cortège de dégustations, concours du meilleur caviste et défilés aux flambeaux. Les hébergements affichent déjà complet pour la nuit du 18 au 19 novembre, signe que l'appétit pour cette fête vineuse ne faiblit pas.

Les circuits de visite entre les dix crus — Brouilly, Côte de Brouilly, Régnié, Morgon, Chiroubles, Fleurie, Moulin-à-Vent, Chénas, Juliénas et Saint-Amour — proposent cette année de nombreuses formules combinant tastings verticaux et découverte des cuvées primeurs encore en élevage. Une manière de rappeler que le Beaujolais, ce n'est pas que le troisième jeudi de novembre.

Le phénomène rayonne toujours à l'international

Si l'engouement français s'est quelque peu assagi depuis l'âge d'or des années 1990, le Beaujolais Nouveau conserve une aura considérable à l'étranger. Le Japon reste le premier importateur, suivi des États-Unis, de l'Allemagne et du Royaume-Uni. À Tokyo, les bars à vin organisent déjà leurs soirées de minuit, décalage horaire oblige.

Prix en légère hausse, qualité au rendez-vous

Rareté oblige, les tarifs devraient grimper modérément cette année. Comptez entre 7 et 12 euros la bouteille au caveau pour les cuvées de vignerons, un peu plus pour les sélections parcellaires qui se multiplient. Un prix qui reste raisonnable pour un vin convivial par essence.

Le conseil du sommelier ? Servir ce primeur légèrement rafraîchi, autour de 13-14°C, avec une planche de charcuterie lyonnaise, un gratin dauphinois ou, pour les audacieux, un plateau de fromages affinés. Et surtout, le boire dans les mois qui suivent : le primeur n'attend personne.

Rendez-vous donc le 19 novembre, verre en main, pour saluer un millésime qui, à défaut d'être généreux en quantité, promet de belles émotions.

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